L’Historial Charles de Gaulle

avril 18, 2008

Une scénographie basée sur l’image

Musée de l’Armée

Hôtel National des Invalides

129 rue de Grenelle

75 007 Paris

http://www.invalides.org

© Fondation Charles de Gaulle / Christophe de Biasio

Situé sous la cour de la Valeur de l’Hôtel national des Invalides, l’Historial Charles de Gaulle a ouvert ses portes en février 2008. Ce lieu de mémoire mais surtout de savoir et de transmission historique retrace l’itinéraire du Général de Gaulle par l’image, à travers des dispositifs audiovisuels et interactifs. Ce musée n’expose pas d’objets mais seulement des archives. L’utilisation de l’audiovisuel s’avérait donc indispensable pour faire revivre les images anciennes diffusées.

La scénographie

L’Historial a été pensé par les architectes - scénographes Alain Moatti et Henri Rivière dans un lieu de 2500 m². Il se veut très contemporain de part son architecture numérique. En effet, la scénographie a été pensée en forme de cercle, symbolisant un CDRom géant, dans lequel le visiteur navigue à son gré.
Trois espaces ont été scénarisés pour donner accès à différentes expériences de visite :

© Agence Moatti et Rivière

- Au cœur : L’auditorium (1)
Cette salle a été pensée en forme de coupole inversée. Les cinq écrans sur 60 m² diffusent un film sur l’épopée gaullienne et donnent une expérience collective aux visiteurs.

© Fondation Charles de Gaulle / Hervé Abbadie / Arnaud Homann

- L’anneau : La marche du siècle (2)
L’anneau de l’histoire est un lieu de déambulation symbolisant « la marche du siècle ». Des écrans en verre encerclent l’auditorium et diffusent des événements qui ont marqué le 20ème siècle proposant ainsi une expérience émotionnelle par l’immersion dans l’image.

- Les alcôves : Dispositifs interactifs et audiovisuels (4)
Ces espaces sont des lieux de savoir qui proposent des contenus audiovisuels et interactifs et offrent au visiteur une expérience pédagogique et individuelle.
La première alcôve, de couleur bleue symbolisant la France, couvre la période de 1890 à 1942.
La deuxième alcôve de 1942 à 1946 est un espace gris et vert qui représente la guerre.
La troisième alcôve de 1958 à 1969 est un espace bleu blanc rouge qui représente la République gaullienne. Du gris symbolise la politique étrangère, du blanc les années 60 et du rouge mai 68. Deux espaces noirs illustrent la période de 1946 à 1958 où de Gaulle quitte le pouvoir et celle de 1969 jusqu’à son décès.

Les dispositifs

Trois portes (3) qui sont des surfaces de projections audiovisuelles donnent accès aux différentes alcôves depuis l’anneau et permettent une mise en contexte du visiteur en la faisant passer de la mémoire à l’histoire. Cette surface de projection en « L » inversé donne un effet de miroir pour mieux immerger le visiteur dans trois figures patrimoniales du Général de Gaulle : l’Homme du 18 juin 1940, le Libérateur de 1944, le Président de la République de 1958.

Les murs dynamiques:
Trois murs dynamiques traitant respectivement de la France libre, de la Vème République et de mai 68 sont proposés. Il est possible de naviguer dans le contenu de cette installation par simple geste du doigt.

Le livre interactif:
Ce livre est en fait une projection d’animations sur une surface en forme de livre. Le visiteur peut changer de contenu en tournant les pages grâce au suivi de sa main par la caméra.

La mappemonde interactive:
Elle diffuse la politique de grandeur des années 60.

L’audioguide

Un audioguide, disponible gratuitement, accompagne le visiteur dans sa découverte de l’Historial. Le boîtier est muni d’un détecteur à Infra Rouge qui permet de déclencher le son des vidéos lorsque le visiteur se trouve devant l’écran. Le contenu des vidéos n’est d’ailleurs disponible qu’avec l’audioguide ce qui le rend indispensable à la visite.

Aline Guichardon

L’Arc de Triomphe - Paris

février 27, 2008

Une expérience audiovisuelle au musée de l’Arc de Triomphe

dscn0997.jpgCentre des monuments nationaux
Arc de triomphe
Place Charles-de-Gaulle
75008 Paris
http://arc-de-triomphe.monuments-nationaux.fr/

L’Arc de Triomphe a été construit par Napoléon 1er à partir de 1806, à la gloire de la Grande Armée napoléonienne. Le musée dont la scénographie datait de 1929 était consacré à cette partie de notre histoire nationale. Avec la prise de conscience que la symbolique de l’Arc avait changé, la question de proposer une scénographie plus contemporaine est apparue. Depuis février 2008, une nouvelle exposition permanente « Entre Guerre et Paix » est proposée, alliant désormais la symbolique de paix et de rencontre à celle de la guerre.

Une scénographie contemporaine

Le parcours a été pensée sur trois niveaux et propose une succession de dispositifs immersifs et interactifs. L’utilisation de l’audiovisuel était essentielle dans cette nouvelle scénographie car le musée n’expose pas d’objets mais des images d’archives sur l’Arc de Triomphe et son histoire.

Niveau 1 : L’entresol :
La plongée du Grand Pavois offre un regard totalement inédit sur l’Arc de Triomphe. En effet, cette installation a investi le trou où passait le câble du drapeau, grâce un écran placé dans le sol qui retransmet en temps réel ce que la caméra HD installée en contrebas filme sous le monument.

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Ecran qui retransmet en temps réel ce qui est filmé sous l’Arc de Triomphe

Le deuxième dispositif proposé est une installation interactive qui permet aux visiteurs de visualiser les autres Arcs répertoriés dans le monde.

Niveau 2 : La salle de l’attique :
Dans cette salle prédominent des écrans plasma diffusant des images d’archive sur l’Arc et son histoire.
Deux dispositifs sont particulièrement intéressants dans cet espace. Le premier est une installation permettant de contempler la frise qui ornemente l’édifice. Un petit arc mobile en bronze commande une maquette miniature sur laquelle est projetée la texture du monument. Un carré lumineux indique la zone de l’Arc que le visiteur est en train d’observer en grand sur les écrans. Modélisée à l’échelle 1 par le laboratoire MAP, les sculptures de la frise sont visualisées en taille réelle.

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Installation interactive pour visualiser le frise de l’Arc de Triomphe

La deuxième installation importante de cet espace, intitulée « Guerre et Paix », oppose les deux symboliques de l’Arc sur deux écrans distincts, rouge pour la guerre, bleu pour la paix. Les images défilent très rapidement et peuvent être ralenties ou arrêtée grâce à un bouton-poussoir. Lorsqu’elles sont fixes, une légende s’affiche en trois langues (français, anglais, espagnol).

Niveau 3 : Paris se découvre :
La terrasse de l’Arc de Triomphe offre une vue imprenable sur la ville. Prochainement, un télescope de réalité augmentée développé par le Citu, sera installé pour observer les bâtiments, les zoomer et obtenir des informations supplémentaires sur les monuments. En effet, il sera possible de superposer aux édifices, du texte explicatif et des images 3D de différentes époques.

Aline Guichardon

La Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration

février 25, 2008

Une nouvelle scénographie multimédia

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La Cité nationale de l’histoire de l’immigration
Palais de la Porte Dorée

293, avenue Daumesnil
75012 Paris

http://www.histoire-immigration.fr/

 

Chargée de conserver et de présenter les collections nationales sur l’histoire, les arts et les cultures de l’immigration en France, la Cité nationale de l’Histoire de l’Immigration située au Palais de la Porte Dorée, a choisi de faire appel à des collections variées allant du début du XIXe siècle à nos jours.

Ouverte depuis le 10 octobre 2007, l’exposition permanente « Repères » invite à une autre vision de l’histoire de France, en montrant la participation des immigrés dans le développement économique, les évolutions sociales et la vie culturelle, avec un objectif « changer le regard sur l’immigration ».

Une scénographie interactive

La scénographie a été pensée dans un espace « ouvert » et propose une succession de dispositifs immersifs et interactifs. Cette nouvelle muséographie audiovisuelle et sonore offre au visiteur une expérience aussi bien émotionnelle que pédagogique grâce à l’omniprésence de l’image (films d’archives, extraits télévisés, et témoignages) et à une création sonore spatialisée.
Le parcours est construit autour de trois axes : Image, objets et œuvres d’art.

L’Image :
Le premier dispositif est un triptyque dont les images et le son transitent d’un écran à l’autre afin de représenter le mouvement des populations.

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Tryptique représentant le migration des populations

Par opposition à la verticalité des écrans, les « Tables des Repères » relatent deux cents ans de l’Histoire de l’Immigration. Equipées de diodes et de capteurs, ces tables tactiles font apparaître des documents Repères par simple passage du doigt (papiers d’identité ou articles de journaux). Elles intègrent également des écrans proposant différents témoignages que le visiteur peut choisir de voir et de revoir.

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Table des “Repères”

Les objets :
Des objets symbolisant les migrations sont au cœur de l’exposition. Pour leur rendre toutes leurs dimensions, ces objets sont accompagnés des témoignages et récits des personnes qui les possédaient. Exposés dans des vitrines, ils sont en relation avec les images diffusées sur les grands écrans à proximité grâce à un jeu de reflets.

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Objets exposés dans des vitrines de couleur

Les œuvres d’art
L’exposition rend compte de la richesse de la production de nombreux artistes français ou étrangers, résidant en France et travaillant sur les problématiques de l’immigration, du territoire, des frontières et des racines. L’installation de Kader Attia, Correspondance, illustre par une correspondance photographique et vidéo le lien qui subsiste lorsqu’une famille est séparée.

L’audioguide

Un audioguide, disponible gratuitement, accompagne le visiteur dans sa découverte du Palais et de l’exposition «Repères». En pointant des cibles grâce à un stylet, des commentaires sonores peuvent être lancés. Le boîtier, quant à lui, est muni d’un détecteur infrarouge qui permet de déclencher des vidéos lorsque le visiteur se trouve devant l’écran. Le casque est conçu pour ne pas isoler totalement le visiteur grâce à un système qui se pose au dessus de l’oreille. Cet audioguide est indispensable pour avoir le contenu sonore de l’exposition: les témoignages et films d’archives.

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Audioguide avec stylet et détecteur infrarouge

Le Site Internet

Le site Internet http://www.histoire-immigration.fr est un site informationnel qui propose aux internautes de découvrir l’Institution et ses activités : colloques, conférences, expositions, cinéma autour de l’immigration. C’est également un site où de multiples ressources sont en ligne pour préparer sa visite, rechercher du contenu ou approfondir une visite. Le site donne accès à plusieurs bases de données : des films, des documents, des ouvrages, et des dossiers thématiques. De plus, en parallèle de l’exposition « Repères », une exposition virtuelle est proposée sous forme d’animation retraçant deux siècles de l’histoire de l’immigration.

Aline Guichardon


La Cité de l’Architecture et du patrimoine, une cité multimédia

février 1, 2008

Rendre accessible un patrimoine dispersé grâce au multimédia

2171694896_fa8b529aee.jpgLa Cité de l’Architecture et du patrimoine
1, place du Trocadéro et du 11 novembre
75116 Paris
http://www.citechaillot.fr/

La Cité de l’Architecture a ouvert ses portes en septembre 2007 après dix ans de travaux. Entièrement dédiée à la promotion de l’architecture et du patrimoine, elle se propose de devenir un grand centre de diffusion et de valorisation patrimoniale.

Un vaste chantier multimédia a été mis en oeuvre afin de proposer au visiteur un environnement technologique qui réponde mieux aux enjeux actuels de la médiation cultuelle.

Une scénographie innovante

La scénographie contemporaine a été construite autour de la problématique « Intérieur / Extérieur » propre à la Cité de l’Architecture puisque toutes les oeuvres exposées sont des reproductions d’un patrimoine dispersé à l’extérieur du musée. Il a donc été pensé comme un lieu ouvert sur l’extérieur grâce à ses larges fenêtres, et comme un lieu technologique dans lequel le multimédia prend le relais des vitrines traditionnelles. De plus, la politique de la Cité est de rendre accessible un patrimoine, en un seul lieu, à un public le plus large possible. Les objets les plus fragiles peuvent être présentés au public sous forme numérique, les événements et installations temporaires sont conservés et des éléments dispersés dans le monde peuvent être rassemblés.

La scénographie est innovante car elle offre au visiteur un parcours enrichi de dispositifs multimédias présents en grands nombres, de la galerie des moulages à la galerie contemporaine.

Ces dispositifs sont aussi bien utilisés comme outils pédagogiques en complément d’un discours (bornes de contenus, tables numériques interactives, ateliers pédagogiques, visioguide), qu’en tant qu’œuvres (fresque introductive de la galerie contemporaine). Ainsi, les multimédias mettent en valeur les objets originaux en faisant des parallèles entre les reproductions exposées et les bâtiments dans leur intégralité.

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Les dispositifs pédagogiques

Les bornes de contenu :
Ces bornes son des outils pédagogiques qui ont recours au texte, à l’image, à la vidéo, à la 3D afin d’approfondir des thématiques spécifiques.

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Les panoramiques :
Ces programmes sont des panoramiques 360° en QTVR offrant des points de vue sur les façades et l’intérieur des monuments, consultables sur des écrans 24 pouces HD. Ces programmes rappellent la 3D Temps réel HD de la ville de Nantes, exposée au Château des Ducs de Bretagne.

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Atelier pédagogique multimédia :
Des programmes pédagogiques spécifiques ont été développés pour cet atelier. Ainsi 9 postes y sont entièrement dédiés et deux jeux différents sont proposés : « Dessine moi une architecture » est un jeu uniquement en 2D qui invite à construire sa propre façade d’immeuble tandis que « Villa Audry » combine une vue 2D à gauche et une en 3D. L’utilisateur peut ajouter ou corriger des éléments de construction, et naviguer dans le modèle 3D.

Les œuvres multimédias

Une borne de la galerie des moulages reproduit une expérimentation de restitution chromatique de la façade de la cathédrale d’Amiens. Ce dispositif de Réalité Augmentée consiste à projeter les couleurs utilisées au Moyen-Age sur les sculptures de la cathédrale afin de leur rendre leurs couleurs d’origine.

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Restitution polychromique du Beau-Dieu de la cathédrale d’Amiens
On Situ / Nicéphore Cité
(réalisée à partir du modèle 3D d’Art Graphique et Patrimoine)

A l’entrée de la galerie contemporaine, une fresque vidéo s’étend sur 3 écrans plasma de 103 pouces en très haute définition, illustrant les thèmes abordés dans la galerie par le biais d’animations 2D et 3D.

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Fresque introductive de la galerie contemporaine
Egocentric, UTRAM

Un Triptyque sur le thème « urbanisme et espaces publiques » montre les développements fondamentaux de l’urbanisme en France. Les images sont diffusées de façon aléatoire ce qui renouvelle le dispositif à chaque visite.

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Hyptique

Site Internet

Le site Internet http://www.citechaillot.fr/ est un site informationnel qui propose aux internautes de découvrir l’Institution et ses activités. Tous les événements de la Cité sont disponibles en ligne, conférences, débats, ateliers, formations et de nombreux contenus peuvent être téléchargés gratuitement. Des fils RSS permettent de se tenir au courant de la programmation au jour le jour.

Le site a intégré la temporalité « Avant/Pendant/Après la visite » en proposant des outils de préparation à la visite, de recherche de fonds sur place ou de chez soi et des outils de post-visite. Des ordinateurs sont donc en libre accès à la bibliothèque.

Une visite virtuelle propose à l’internaute de prévisualiser les lieux et de découvrir les œuvres exposées. Un portail documentaire fédère toute la recherche autour de la Cité de l’Architecture, et donne accès à plusieurs bases de données : catalogue de la bibliothèque, bases des périodiques, audiovisuels, sites Internet, et documents. Un espace personnel de gestion de fichiers peut être ouvert afin d’organiser et de conserver le travail effectué pour ensuite le retrouver partout.

L’outil Archiwebture est une base de données des inventaires d’archives pour les chercheurs et spécialistes qui leur permet de préparer des recherches à distance.

Le visioguide

Pour accompagner et enrichir la visite des les collections permanentes, un guide multimédia sur Pocket PC est proposé au visiteur. Le logiciel a été développé par la société Eurostudio qui a su créer une navigation innovante et efficace en facilitant le repérage dans le musée grâce au commentaire et au visuel rouge entourant les objets commentés.

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Le guide propose aux visiteurs trois manières d’illustrer les œuvres :
- « L’œuvre » : le commentaire sur l’œuvre permet de la replacer dans son contexte original
- « En savoir plus » : cette rubrique permet d’approfondir les thèmes autour de l’œuvre que ce soit un courant artistique ou une période historique
- « Parole de… » : témoignage d’un architecte ou d’un écrivain

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Le parcours invite à suivre l’histoire de l’architecture du XIIème siècle à nos jours. Vidéos, images et son prennent le relais des œuvres pour donner des informations supplémentaires selon les envies du visiteur. En effet, celui-ci peut sélectionner à son goût les rubriques qu’il souhaite entendre et les arrêter pour regarder simplement l’oeuvre elle-même.

Dans le cas de la maquette du Crystal Palace, le commentaire audio est accompagné d’illustrations présentées sous forme d’un diaporama. Dans ce cas, il est assez difficile de regarder la maquette et de suivre le déroulement des images sur le guide. En revanche, concernant l’immeuble à gradins, rue des amiraux, le commentaire audio débute sur une image fixe de la maquette et décrit pas à pas les différentes parties de l’édifice. Lorsque de nouvelles illustrations apparaissent, le visiteur est prévenu par un signal sonore qui l’invite à regarder son écran et par une voix qui précise : « sur votre écran, vous voyez… ». Le visiteur peut alors aisément suivre les explications du guide tout en regardant la maquette.

L’équilibre est bien établi entre ce que le visiteur regarde à l’ écran et l’oeuvre elle-même.

Aline Guichardon

 


Exposition “Perles une histoire naturelle”

janvier 2, 2008

Exposition présentée du 25 octobre 2007 au 10 mars 2008

affiche de l’expo

Muséum national d’Histoire Naturelle
Jardin des Plantes
57, rue Cuvier
75005 Paris
http://www.mnhn.fr/

Plongé au coeur d’une scénographie immersive, le visiteur est invité à découvrir à travers neuf thématiques, l’histoire fascinante de la naissance d’une perle jusqu’à sa transformation en objet d’art. Comment se forment les perles? Où trouver les animaux qui les fabriquent ? Toutes ces questions sont abordées y compris les applications thérapeutiques possibles grâce à la nacre utilisée comme biomatériau de régénération osseuse. Au total, plus d’un millier d’objets sont présentés dont 300 bijoux et œuvres d’art, 150 originaux prêtés exclusivement, et notamment une cinquantaine de pièces issues de collections particulières, pour accompagner magnifiquement le discours scientifique.

L’exposition est ponctué de nombreuses installations multimédias. Au début du parcours, un écran présente une œuvre numérique où deux personnes nagent de bas en haut, puis de haut en bas. La technique utilisée donne une impression de profondeur répercutant l’image des nageurs au sol et sur les murs de la pièce. De nombreux écrans de télévision proposent de courts reportages donnant aux visiteurs quelques informations supplémentaires et surtout permettant une mise en contexte de l’élément exposé dans son environnement d’origine. La plupart des reportages sont proposés sans le son pour ne pas interférer avec l’ambiance sonore diffusée dans l’exposition. Les images, seules, suffisent largement à une compréhension globale du sens. De petits écrans sont directement intégrés dans les vitrines. Ce mode de présentation est intéressant car il cible plus directement l’objet illustré. Une rotonde centrale propose 2 bornes tactiles donnant des informations précises sur chaque type d’espèce, en regard d’un grand tableau lumineux où l’on retrouve une sorte d’arbre généalogique des espèces. Ce type de système multimédia prend en compte la dimension collective. En effet, il est possible pour plusieurs personnes de consulter à la fois les bornes et le tableau. L’exposition se termine par la projection d’un film documentaire sur les travaux de recherche menés par les scientifiques sur les propriétés thérapeutique de la nacre.

Le multimédia dans les expositions : quelle interactivité ?

Les dispositifs multimédias utilisés dans cette exposition ne sont pas construits sur le mode de l’interactivité à l’exception de la borne tactile qui permet simplement de choisir des informations à l’aide du doigt. Globalement, les écrans qui proposent des vidéos sont plus utilisés par les visiteurs que les bornes tactiles. Ceux qui regardent le film restent en moyenne pendant toute la durée de projection qui est d’environ 3 min. Ceux qui s’arrêtent devant les bornes appuient 2 ou 3 fois sur l’écran puis s’en vont (la durée de consultation n’excède pas 2min). En nous appuyant sur cet exemple nous sommes en droit de nous poser la question de savoir si les dispositifs multimédias présents dans les expositions doivent nécessairement être interactifs ?

L’exposition « Perles une histoire naturelle » est bien construite. Elle propose aux visiteurs une scénographie immersive agréable, les écrans sont bien intégrés dans l’espace et ne nuisent pas à la compréhension globale. Les dispositifs multimédias étaient ici utilisés comme illustration des propos scientifiques mais ne cherchaient pas à devenir des zones d’expérimentation. Le visiteur s’appuie sur ce qui lui est proposé comme contenu multimédia pour mieux comprendre certains détails et reste concentré sur le discours de l’exposition. Il se trouve dans une position de spectateur tout au long de l’exposition et ne devient pas vraiment acteur du propos. Il reçoit mais ne construit pas ou ne produit pas de sens. Selon les typologies d’expositions : scientifiques, artistiques, archéologiques… les modes de mise en exposition diffèrent. Le multimédia doit servir le propos de l’exposition et non l’inverse. Aussi il est important de pourvoir évaluer clairement les besoins des visiteurs face à tel ou tel sujet. Un dispositif multimédia complexe ou à forte interactivité peut alors être considéré comme une œuvre à part entière. Il faut donc être vigilant quant à sont positionnement au sein du parcours et son rôle dans la transmission de l’information vers les visiteurs. Que doivent-ils retenir ? Une prouesse technologique ou une expérience culturelle augmentée ?

 

 

Communiqué de presse

 

Site de l’exposition

 

Audrey Defretin


Le château des ducs de Bretagne

octobre 12, 2007

La nouvelle muséographie du musée d’histoire de Nantes

item.jpgChâteau des ducs de Bretagne
4, place Marc Elder
44 000 Nantes
http://www.chateau-nantes.fr/

A ce jour, le musée d’histoire de Nantes est le seul que nous connaissions à avoir misé sur la Haute Définition. Le but de cette visite était donc d’évaluer si cette innovation est réellement une valeur ajoutée à l’expérience sensorielle du visiteur et si les dispositifs multimédias s’intègrent bien dans un musée d’histoire.

En charge du projet multimédia du château, Christophe Courtin nous a guidée au travers des salles du musée tout en nous expliquant la mise en place des dispositifs multimédias ainsi que les technologies utilisées.

La mise en valeur patrimoniale

Le château des ducs de Bretagne a ouvert ses portes le 9 février 2007 après 15 ans de travaux de restauration. Ce programme mis en œuvre par la ville de Nantes a permis de mettre en valeur l’ensemble de ce site exceptionnellement bien situé au cœur de la ville. Classé monument historique, il est l’emblème de l’histoire de Nantes et de la Bretagne, dont témoignent les collections du musée qu’il abrite. Le musée a également fait l’objet d’une rénovation complète pour mettre en valeur les œuvres présentées de façon plus moderne, selon un parcours chronologique et thématique qui chemine des sous sols aux combles. De plus, de nombreux éléments propres à l’architecture du château et à son histoire ont été mis en valeur, faisant ainsi du lieu le premier objet de la collection du musée.

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Exposition “Bêtes et Hommes” à la Grand Halle de la Villette

octobre 4, 2007

Exposition du 12 septembre 2007 au 20 janvier 2008

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Grande Halle de la Villette
Parc de la Villette
75019 Paris
http://www.betesethommes.fr/

Au terme de deux ans et demi de travaux, la Grande Halle réouvre ses portes avec l’exposition événement « Bêtes et Hommes ».
Quatre grandes parties réunissent plus de 40 huttes où le visiteur découvre et comprend les relations entre les humains et les animaux, comment elles évoluent et comment l’homme s’inspire de l’animal dans son quotidien. Presque trois heures d’audiovisuels constituent le contenu documentaire de l’exposition, auxquels s’ajoute plus d’une centaine d’oeuvres de plasticiens, de photographes…


Des animaux vivants marquent le parcours de leur présence, donnant un caractère complètement novateur à une exposition aussi originale que bien documentée. Ces animaux viennent ainsi résumer ensemble la question centrale de l’exposition : comment les Bêtes et les Hommes peuvent-ils vivre ensemble aujourd’hui ?
L’animal présenté, n’apparaît pas comme un objet faisant partie de l’exposition mais bien comme son sujet. Le visiteur entre dans l’univers de l’animal et tente de l’appréhender afin que chacun retrouve sa place.

Une scénographie originale :
Sur une surface de 3 500 m², l’architecte scénographe Patrick Bouchain à proposé un concept scénographique fondé sur ce qui rassembles hommes et animaux : l’abri, le refuge, la tanière, sous forme de huttes.

Voir la vidéo Bêtes et Hommes

L’ensemble du parcours nous apparaît en une grande forêt de huttes où l’expérience du visiteur naît de l’exploration d’un dedans et d’un dehors qui présente tour à tour des œuvres plastiques, iconographiques, multimédia… Le concept de l’exposition est original et même si le multimédia n’est présent que sous forme de projections vidéos, il est bien utilisé.

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La scénographie ne propose rien de vraiment novateur en terme de nouvelles technologies, à part l’utilisation de douches sonores et d’écrans de bonne qualité. La vidéo, utilisée déjà depuis de nombreuses années dans les expositions, est appréciée car elle est moins coûteuse qu’une installation multimédia de type borne interactive et reste encore aujourd’hui un moyen efficace et simple de diffuser de l’information. Bien placée au sein du parcours, la vidéo permet une bonne mise en contexte des œuvres exposées ainsi qu’un moyen pour les visiteurs, d’approfondir certains points de connaissance.
Il peut advenir parfois que l’installation vidéo soit l’œuvre elle-même. Avec l’exposition « Bêtes et Hommes », les concepteurs ont utilisés la vidéo à travers ces deux fonctions : à la fois œuvre et mise en contexte des objets. La vidéo n’est plus un banal outil de médiation mais devient un « expôts » sans lequel l’exposition n’aurait plus la même dimension (et apparaîtrait aux yeux des visiteurs telle une simple juxtapositions d’objets .).
L’intérêt de privilégier l’utilisation de la vidéo se situe aussi dans le fait que les visiteurs sont souvent plus réceptifs lorsqu’ils sont tranquillement assis devant une projection de quelques minutes plutôt que lorsqu’ils doivent lire des textes parfois très longs, debouts, au milieu d’un groupe. Attention, le piège réside aussi dans le fait que le dispositif audiovisuel peut se substituer aux panneaux explicatifs. Dans le cas de « Bêtes et Hommes », il en est tout autrement. Les vidéos projetées sont utilisées intelligemment et on leur a attribué des tâches que seul l’écrit ne pouvait assumer.
Les concepteurs de « Bêtes et Hommes » ont ici donné une place privilégiée à la vidéo et transformé ce medium classique en « véritable » outil de médiation.

L’exposition « Bêtes et Hommes » est accessible aux personnes en situation de handicap : déficients auditifs, déficients visuels, personnes à mobilité réduites et personnes handicapées mentales. Des visites guidées en LSF sont proposées pour les groupes ainsi que pour les individuels.Une maquette tactile permet aux visiteurs déficients visuels de mieux appréhender la scénographie de l’exposition. Le parcours d’exposition est ponctué de 25 points audio livrant une description pour chaque étape. Bien intégrées à l’environnement, ces bornes d’écoute sont assez difficiles d’accès pour des personnes non accompagnées. La présence d’un médiateur ou d’un accompagnateur est donc indispensable.
Voir les offres détaillées sur le site de l’exposition : Accessibilité

Audrey Defretin

«Victor Erice / Abbas Kiarostami – Correspondances»

septembre 21, 2007

Exposition présentée au Centre Pompidou du 19 septembre 2007 – 7 janvier 2008

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Centre Pompidou
Place Georges Pompidou
75004 Paris
http://www.centrepompidou.fr

 

Cette exposition fait se croiser et dialoguer les œuvres de Victor Erice et d’Abbas Kiarostami, deux cinéastes qui ont travaillé sur le thème de l’enfance, et qui ont une pratique artistique vidéo, photographique et picturale. Un autre point commun justifie leur rapprochement, ils sont tous deux nés en juin 1940, Abbas Kiarostami dans l’Iran de l’ancien régime, et Victor Erice dans l’Espagne franquiste.

L’itinéraire est conçu selon un principe symétrique qui laisse le choix au visiteur du sens de sa visite. Il débute sur un carrefour où le visiteur peut selon son envie, partir à droite et suivre un itinéraire fléché vert pour Erice, ou à gauche et suivre l’itinéraire orange pour Kiarostami.

Les deux parcours passent à travers une succession de pièces sombres, éclairées par les oeuvres présentées, installations, projections de films, tableaux ou photos. En son centre, les chemins se rejoignent dans une pièce dédiée à la correspondance vidéo des deux cinéastes, 10 lettres filmées qu’ils se sont échangées depuis 2005.

Le point fort de cette rétrospective est la création d’installations à laquelle ont participé les deux artistes, et la projection de films en intégralité.

Exposition-Installations
Il s’agit d’installations vidéo avec bandes sons pour une immersion plus complète dans l’œuvre.

Depuis quelques années Kiarostami a ajouté à la pratique du cinéma, la création d’installations muséales. Il nous livre son travail sur le sommeil avec deux projections au sol de personnes endormies : un couple « sleepers » et un enfant « Ten minutes older ».

Erice rend hommage au peintre Antonio Lopez et met en scène trois dispositifs de tableaux accompagnés de bandes son réalisées par lui-même.

Les travaux de l’institut de recherche et d’innovation du Centre Pompidou
Il est possible de consulter et d’interagir avec les travaux de l’Institut à l’entrée de l’exposition. Une plateforme de quelques PC permet de consulter des “Regards signés” d’amateurs, critiques, étudiants, ou enfants.

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Ces Regards signés correspondent à des analyses de films effectuées grâce aux outils développés à l’IRI, institut qui travaille sur la question de «l’adresse au public », et plus précisément sur les nouvelles modalités de rencontre entre une oeuvre et un public.

Cette exposition est l’occasion pour l’IRI de proposer au public son logiciel d’annotation de film « Lignes de temps ».

Le logiciel Ligne de temps
Le logiciel Ligne de temps, outil d’annotation et d’analyse de films, offre une représentation graphique du film et expose son découpage. En sélectionnant un segment d’une « ligne de temps », l’utilisateur a un accès inédit au film plan par plan, chaque plan pouvant être décrit et analysé par des commentaires textuels, vidéos, audio et par des images. D’autres paramètres correspondant à des explorations tels que les mouvements de caméra, les entrées et sorties de champs, peuvent s’ajouter et construire d’autres lignes de temps afin de multiplier les approches du film. Les utilisateurs peuvent également ajouter leurs propres lignes « subjectives ».

Un autre enjeu de cet outil, est l’aspect communautaire en permettant à l’auteur de partager ses « lignes de temps » avec d’autres utilisateurs.

http://iri-web.centrepompidou.fr

Un site web lié à l’exposition
Le site l’Amateur, http://www.amateur.centrepompidou.fr, consacré dans un premier temps à l’exposition « Erice / Kiarostami : Correspondances », a pour objectif de fournir au public des documents et outils collaboratifs afin de constituer des cercles d’amateurs.

On trouve sur ce site :
– des documents textuels et iconographiques,
– des parcours critiques réalisés avec Lignes de temps par les personnes associées au projet et les membres du site,
– des grilles d’analyse thématiques
– des outils logiciels permettant de créer des annotations (type « Wiki » hypermédia),
– un espace personnel pour créer et organiser son travail (texte, image, vidéo, son), publier des parcours critiques, suivre des fils de discussion
– des outils logiciels hors ligne permettant à l’amateur de procéder à ses annotations directement sur ses films grâce au mécanisme de synchronisation du logiciel.

Aline Guichardon

Installations multimédias au Musée Curie

septembre 4, 2007

Histoire du lieu:

Le musée Curie occupe le rez-de-chaussée du pavillon Curie de l’Institut du radium, construit en 1914. Ce bâtiment abritait le laboratoire Curie, consacré à l’étude de la radioactivité et dirigé par Marie Curie jusqu’à sa mort en 1934. C’est dans ce centre de recherche de renommée internationale qu’Irène et Frédéric Joliot-Curie découvrent en 1934 la radioactivité artificielle, récompensée par un prix Nobel de chimie l’année suivante. Il a été érigé à quelques rues du “hangar” de l’Ecole de Physique et de Chimie Industrielles où Pierre et Marie Curie découvrirent le polonium et le radium en 1898.

Le bureau de Marie Curie et son laboratoire de chimie ont été conservés et constituent le coeur historique de l’actuel Institut Curie. Le musée Curie se veut être à la fois un lieu de mémoire et un musée d’histoire des sciences. L’espace de visite propose une restitution de l’histoire de la radioactivité et de ses applications, notamment en médecine, à travers la vie et l’oeuvre de la “famille aux cinq prix Nobel”.

http://www.curie.fr/fondation/musee/visite-virtuelle.cfm/lang/_fr.htm

Une scénographie à l’ère du numérique:

Etant installé dans un lieu historique, dont la disposition des pièces ne peut être que très peut modifiée, le musée Curie a su aménager une scénographie harmonieuse et immersive.

Notamment en raison de ces contraintes de lieu, le musée s’est orienté vers une valorisation de ses collections par l’utilisation d’outils multimédias. Ludiques et pédagogiques ces dispositifs permettent de mieux comprendre le contexte historique et scientifique des objets et concepts présentés.

A l’entrée du bureau de Marie Curie, des témoignages, diffusés par un système de douche sonore, plongent le visiteur dans l’ambiance de travail qui régnait à l’époque où elle dirigeait le laboratoire.

A mi parcours, une borne multimédia interactive, réalisée par la socièté VeasyMedia, invite le visiteur à faire une pause et lui permet de découvrir des archives vidéos retraçant l’histoire de la découverte du radium.

borne multimedia

http://www.veasymedia.com/data/produits/Borne_interactive/Musee_Curie/Borne1/

Ici le visiteur peut comprendre pourquoi le radium était si précieux et si difficile à obtenir. Des schémas animés montrent les étapes de travail que devait effectuer Marie Curie pour obtenir une infime quantité de radium pur. La navigation sur la borne tactile est très simple. La vidéo proposée est en version originale sous-titrée en français et également en anglais pour les personnes déficientes auditives. D’autres dispositifs interactifs viendront bientôt compléter le parcours.

Le musée Curie entre dans l’ère du multimédia et livre ainsi de manière pédagogique et vivante un peu plus des trésors provenant de ses archives qui auraient du mal à trouver leur place dans une présentation muséographique traditionnelle.

Le musée est ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h et l’entrée est gratuite!

Renseignements et réservations pour les visites de groupe:
tél : + 33 1 42 34 67 49

Audrey Defretin


16 ème édition du Festival des Jardins de Chaumont sur Loire - du 28 avril au 14 octobre 2007

septembre 4, 2007

“Mobiles! Des jardins pour un monde en mouvement “

jardin_suspendu1.jpg

Cette année les jardins reflètent la mobilité. Les artistes ont puisé leur inspiration dans cette tendance actuelle pour nous livrer des jardins d’un nouvel air, où tout est modulable et se modifie en un clin d’oeil. Les visiteurs peuvent ainsi prendre part à la création et laisser pour un bref instant leur vision du jardin mobile. C’est ici, une autre définition du terme de mobilité qui nous a intéressé ! En effet, le festival a fait entrer les nouvelles technologies dans les jardins. Les visiteurs peuvent accéder à des informations sur les coulisses du festival grâce à l’application Mobile Tag.

Ces petits Tags virtuels sont disposés sur les panneaux explicatifs à l’entrée de chaque jardin. Ils permettent aux visiteurs munis de téléphones portables équipés de la technologie 3G de télécharger des images, des sons et des vidéos. Pour cela les visiteurs doivent tout d’abord télécharger l’application MobileTag en envoyant par sms le mot « TAG » au 06 61 71 49 61. Ensuite il suffit de lancer l’application, de photographier le Tag et de visionner les informations reçues.

En plus de l’interactivité qu’offrent les mises en scène de ces jardins originaux et poétiques, les vidéos révèlent aux visiteurs l’envers du décor pour mieux comprendre le travail des artistes.

À propos du mobile Tag:

www.mobiletag.com

tag3.jpg

Un Tag est un code barre intelligent sous forme de carré qui permet de télécharger des images, vidéos, sites etc. dans le cas d’un Web Tag. L’utilisateur doit capturer le code barre avec l’appareil photo de son téléphone puis télécharger l’application mobile Tag en envoyant un SMS à un numéro donné. Il reçoit alors des contenus mobiles.
MobileTag utilise un standard ISO européen, le DATAMATRIX. Ce service est utilisé depuis 2003 en Asie, plus particulièrement au Japon (système QR-code + Toku Number) où la quasi totalité des téléphones mobiles sont compatibles.

Les évolutions prévues:

On trouvera bientôt des Tags sur la pochette d’un CD, sur une affiche de cinéma dans un magazine, dans un point de vente. Il sera alors possible de de télécharger une photo, une vidéo, une sonnerie, un logo, d’accéder à des contenus spécifiques, un service de réservation ou à une promotion…

Les Tags donneront également accès à des informations générales sur les transports, la météo, un plan de quartier, une publicité… On trouvera ces Tags un peut partout dans l’espace urbain, à la maison sur nos écrans de télévision ou d’ordinateur…

Avec ce système, le mobile prendra une place plus importante dans nos échanges et répondra mieux à nos attentes en matière d’information qu’il ne le faisait jusqu’alors.

Mais attention, afin d’avoir accès à l’ensemble des services proposés par Mobile Tag, l’utilisateur doit disposer d’un abonnement data souscrit, généralement sous forme d’option, auprès de votre opérateur de téléphonie mobile.Il faut également être muni d’un mobile compatible.

Presse:

- Mobile Tag présenté par Jérôme Bonaldi
Vidéo de l’emission “On a tout essayé” le 4 avril 2007


- Article dans le Journal du Net de juillet 2006
Les code-barres accentuent leur interactivité

http://www.journaldunet.com/solutions/0607/060721-code-barres-2D.shtml